mercredi 11 octobre 2017

La Catalogne macronnienne ?

En même temps... Ça vous dit quelque chose ? C'est une des formules de Macron les plus utilisées par lui mais aussi l'une des plus critiquées. En même temps de droite et de gauche, chèvre et chou et le loup avec. Une manière de définir le centre, le compromis tout en n'étant pas ressenti comme une mollesse. Une posture délicate, à vérifier lors de chaque prise de décisions, de chaque conflit.

La Catalogne est pour l'heure dans cette situation : un référendum réussi pour l'indépendance, sans obtenir toutefois 50% des exprimés par rapport aux inscrits, et contesté dans sa légalité par le gouvernement espagnol ; une déclaration du premier ministre catalan qui déclare (peut-être) l'indépendance, mais qui la suspend au bout de 8 secondes ; une signature réelle et virtuelle à la fois par on ne sait pas qui ; le gouvernement espagnol qui demande une clarification. Si même eux n'ont pas compris...

Le chat de Schrödinger est à la fois vivant et mort, jusqu'à ce qu'on ouvre la boîte (de Pandore) pour vérifier. To be and/or not to be. Être indépendant ou ne pas l'être, en même temps. On ne peut suspendre que ce qui existe déjà, comme beaucoup d'experts l'ont noté. On en est où alors ? Profitons de ce moment magique pour noter que la zone de flou où est la Catalogne à cette heure est un moment unique dans l'histoire de l'Union européenne. C'est un sujet sérieux, traité par certain et par les humoristes habituels d'Internet avec une mauvaise fois patente.

Heureusement, il y a le foot. La France est qualifiée pour le Mondial de Russie et pourrait même se retrouver tête de série (on le saura lundi prochain). L'Espagne aussi et même Messi (qui a sauvé l'Argentine in extrémis à lui tout seul) le représentant officiel de Barcelone. Au moins, au foot, on est éliminé ou sélectionné. Les matchs nuls n'existent pas dans les compétitions à élimination directe. Le en même temps est inexistant, inexistemps même, dirai-je.

On est très loin du Brexit qui a marqué une fracture pour ou contre l'Union européenne. Si l'Ecosse entretient des velléités de rester dans l'UE, il se passera le même phénomène, mais personne ne sait si ce moment viendra. L'Espagne et la Catalogne sont toutes les deux des contrées pro-Europe. C'est une situation radicalement différente, pas comme si Hénin-Beaumont demandait son indépendance non plus.

Alors, il est urgent d'attendre. Mais ça n'empêche pas de se préparer à un joyeux bordel dans l'arène espagnole (notez que les corridas sont maintenant interdites en Catalogne, suite à un vote local, mais que cette loi n'est pas reconnue par l'Espagne, même pour la Catalogne)... C'est compliqué l'autonomie régionale, non ?

mercredi 4 octobre 2017

Du temps de cerveau... pour une nouvelle soirée.

"Encore une bonne journée", se dit Ôo. La nuit est tombée sur cette ville et il est assis sur un banc dans un petit parc en périphérie. Un petit parc déjà sombre à cette heure. Il ne sera pas dérangé et il va pouvoir vaquer à ses affaires en toute tranquillité, comme tous les soirs.

Ôo a l'habitude de ces nuits solitaires, dans des endroits isolés. Cela fait partie de sa vie depuis... depuis maintenant tant d'années. Il n'arrive pas à se souvenir depuis quand il voyage ainsi. Un jour dans chaque lieu possible et imaginable sur la planète. Jamais plus d'un jour, jamais moins. Au début, il croit se rappeler qu'il attendait avec impatience le jour suivant et ses défis : où allait-il se retrouver ? Face à quels types de situations, de malheurs, de personnes ? Et puis il a compris que cela n'avait pas d'importance. Quels que soient les procédés qui l'amenaient chaque jour dans un endroit différent, son travail reste le même.

Ôo pense pour la millionième fois qu'il ne s'agit pas d'un travail. Il fait ce qu'il a à faire, voilà tout. Il n'est pas rétribué par des biens matériels, mais tous les jours il a dans sa poche de quoi manger. Trop même. Il distribuele solde, chaque soir, à ceux qui lui semblent en avoir besoin, et chaque matin sa poche est de nouveau pleine. Presque toujours des montants différents, comme s'ils étaient adaptés aux endroits où il allait se trouver.

La mémoire d'Ôo est comme une brume matinale. Elle est comme floutée par les jours et les jours qu'il a passé, mais elle se dégage à certains moments et il peut alors se remémorer certains jours. Jamais les mêmes, évidemment, sauf le premier. Ce fameux premier jour dont il se souvient en permanence et qui est la source de toute son énergie vitale. Il aime à s'en souvenir, comme s'il le revivait en permanence.

Un jour, un jour... C'est vite dit, sourit Ôo, car cela n'a duré que quelques minutes. C'était un soir d'hiver et la nuit était déjà tombée. Il était assis sur un banc dans un petit parc, presque comme ce soir, et il se morfondait. Il était malheureux, en fait. Tout allait de travers et il ne savait plus comment s'en sortir. Il n'a aucun souvenir de ce qui l'avait amené ce soir-là à être aussi malheureux. Ne reste en lui que la certitude de ce malheur d'avant, encore plus triste car il n'en connait plus la ou les raisons. Ôo était donc assis et ne savait pas quoi faire.

Un homme passa devant lui dans le parc. Il marchait lentement, comme s'il était très fatigué. Usé. Pourtant, s'était dit Ôo, il doit avoir mon âge et il devrait déborder d'énergie. Comme moi, pensa-t-il... Je ne suis pas un bon exemple d'énergie et de bonheur... Cette pensée le fit sourire et l'homme s'arrêta et tourna la tête vers lui. Puis il marcha vers le banc et s'assit à côté d'Ôo sans un mot. Près de lui, Ôo se sentit envahi d'un bonheur infini, d'une énergie folle, sans aucune raison mais avec une évidence absolue. Ôo regarda l'homme. Celui-ci souriait. Puis leurs yeux se rencontrèrent et l'homme parla.

- Bonsoir
- Bonsoir, répondit Ôo
- Vous venez souvent ici, dans ce parc ?
- Euh, non, c'est la première fois, je crois. Ôo fut surpris de cette question, mais encore plus de sa réponse, comme si leur échange était naturel. Et vous ?
- Peut-être, de temps en temps, mais cela fait bien longtemps que je ne suis pas venu ici, je crois...

La voix de l'homme était chaude et résonnait profondément en Ôo. Mais elle avait des airs tristes et joyeux à la fois qui le troubla.

- Je crois... Nous avons tous les deux dit "je crois", non ? L'homme regardait Ôo dans les yeux.
- Oui, c'est vrai, dit Ôo. C'est étrange.
- Comme si nous ne savions pas si nous sommes déjà venus ici.
- Et c'est important, vous croyez ? Il fait bon ce soir.
- Oui. Il fait bon. C'est bon. C'est bien. Tout est bien. J'en suis heureux. Et vous ?

Ôo ne compris ces mots que plus tard, mais il répondit instantanément à sa question.

- Oui je suis heureux. C'est bizarre même.
- Pourquoi donc ? Ce n'est pas bizarre d'être heureux. C'est bien.
- Evidemment. Mais il y a quelques minutes j'étais l'homme le plus malheureux du monde. Et maintenant je dirais même que je suis le plus heureux de tous.
- C'est normal.
- Normal ? Comment cela ?
- Vous êtes heureux puisque vous êtes ici.
- Excusez-moi, Monsieur, mais je ne comprends pas. Ôo aurait pu chanter ces mots tellement il était heureux.
- Oui, vous êtes ici, à côté de moi.

Ôo éclata de rire. L'homme était devenu attendrissant. Un jeune clodo, sans doute, un peu benêt. Ôo regarda autour de lui. Le parc était beau et les ombres noires qui dessinaient des châteaux et des animaux fantastiques le rendaient fou amoureux de la nature, de la Vie et de tous les êtres humains. Même de son voisin, avec son air si... si indéfinissable.

- Je vous remercie, dit l'homme.
- Merci pourquoi ?
- Pour avoir été ici au bon moment. Tenez.

L'homme lui tendit une petite boite recouverte de velours rouge et qui ressemblait à un écrin dans lequel on enfermait d'habitude une bague de fiançailles avant de l'offrir à sa promise. Ôo n'hésita pas. Il prit la boîte par réflexe et s'apprêta à demander des explications. Mais l'homme s'était déjà levé sans un mot et s'éloignait d'un pas rapide. Il se tenait bien droit et semblait avoir rajeuni.

Ôo ne réussit pas à se lever, comme s'il était collé au banc et sans énergie. Il tenait toujours la boite dans sa main gauche. Il ne saura jamais combien de temps il resta dans cette position. Mais il se souvient parfaitement du moment où il ouvrit la boite pour la première fois. Depuis, cette boite, il l'a ouverte des millions de fois certainement. Et tous les jours c'est le même émerveillement.

Ôo est sur son banc. Il a arrêté ses souvenirs à ce moment précis et revient au présent. Il va ouvrir cette boite, aujourd'hui, sur cet autre banc, et il va revivre cette émotion absolue qui le saisit à chaque fois depuis cette première fois. Une émotion tellement forte qu'il faut la vivre pour la croire.

Ôo ouvre donc l'écrin. L'intérieur de la boîte est presque entièrement blanc. D'un blanc éclatant et doux à la fois, pas du tout aveuglant. Sans aucune délimitation, comme si l'écrin ouvrait sur un monde infini de blancheur. A cette vue, le coeur d'Ôo bondit de bonheur pur. Seules flottent quelques taches noires dans cet océan de blanc. Il n'y en a pas beaucoup et elles n'arrivent pas à troubler cette pureté. Mais il y en a encore trop. Depuis le premier jour où il l'a vue, la boite contient de moins en moins de noir et cela le remplit de joie à chaque ouverture. Il sait que toute sa vie, depuis ce premier jour, est consacrée à finir de remplir cette boite de blanc, à éliminer tout le noir qui pourrait subsister. Il ne sait pas combien de temps cela va durer, mais il ne pense qu'à cela.

Il a vite compris que l'homme qui lui avait donné la boite ce soir-là était comme lui, et qu'il avait dû y en avoir d'autres auparavant. Combien ? Mystère... Tout ce que Ôo sait, c'est que chaque jour le rapproche du moment où la boite sera entièrement blanche, et que ce moment est l'apex de sa vie, de la Vie même.

Ôo entame son rituel quotidien. Il installe la boite ouverte au centre de sa paume gauche et pose dessus la paume de sa main droite. Les deux mains sont incurvées et forment comme un autre écrin autour du blanc qui palpite doucement dans la boite et maintenant dans ses mains. Il se sent envahi de tous les bonheurs du monde. Il sait qu'il va rester presque toute la nuit comme cela, jusqu'au jour. Il a le temps de respirer une fois, peut-être et il revient déjà à lui. Il ouvre les mains. La boite est refermée. Il sourit et la remet dans sa poche. Il la ressortira ce soir, comme tous les soirs.

Ôo se lève. Le rocher sur lequel il est assis a une jolie couleur rouge comme on n'en trouve qu'au bord de la mer du Sud. Il ne se souvient plus où il était hier, mais cela n'a pas d'importance. Il a du travail aujourd'hui. Il s'étire devant le soleil levant. Une belle journée qui s'annonce. Ce coin semble désert mais Ôo sait que si la boite l'a conduit ici, c'est qu'on a besoin de lui ici. Alors il commence à marcher.

Ses pas le guident vers le village de pêcheurs qui est de l'autre côté de la colline. Il discerne de loin des pleurs. Il sourit. Lui, le marchand de bonheur, va remplir son office. Comme depuis la nuit des temps, lui et ses prédécesseurs, il va répandre le bonheur autour de lui et gommer tous ces îlots qui viennent enlaidir le monde. Il a le coeur empli de joie. Quoi de plus beau que de distribuer le bonheur et de redonner à la Vie sa pureté ?

Et ce soir, lorsqu'il aura trouvé un petit coin tranquille, il ouvrira la boite. Il espère voir encore moins de noir cette fois. Il sourit. Arrivera-t-il un jour à ne plus discerner de noir ? Est-ce que ce sera lui, ou un autre qui ouvrira la boite ce soir-là ? Ôo s'en fiche en fait.

Il est tellement rayonnant de bonheur que cela le protège. Et tandis qu'il descend vers le village, il voit les ruissellement de bonheur rayonner autour de lui. L'herbe qu'ils touchent semble plus vive et la lumière elle-même plus belle. Ôo sourit. Le village est quand même assez grand. Il va avoir beaucoup d'énergie à dépenser pour finir avant ce soir. Mais ce n'est pas grave, de l'énergie, il en a tellement !





mardi 3 octobre 2017

J'ai 8 jours pour vous dire que Nobel c'est de la dynamite en barre

Oui, oui, je sais, ce titre est une mauvaise parodie de cette pub cultissime. D'autant plus qu'il s'agit de dynamique et pas de dynamite Nobel.



C'est donc la semaine des Nobel. Aurons-nous droit au premier Nobel français de l'ère Macron (après un 2014 faste) ? Le suspense est à son comble. Raté pour la médecine (3 américains). La physique ? (à suivre...), non plus, même si on parle bien d'ondes gravitationnelles et du LIGO comme prévu. Les européens - dont les français - sont un chouya en retard mais plus précis. Notons quand même que le prix est remis à Ligo-Virgo donc USA et Europe. Maigre consolation. Quant au prix de Chimie, c'est entre autres un Suisse qui l'a eu, de Lausanne. Normal, puisqu'il s'agit de la cryo-microscopie électronique et qu'il l'a appliquée au Lac Léman, ce qui est attesté par le fait qu'il n'y a pas le feu au Lac...

Pour ceux qui ne connaissent pas bien l'Histoire des Nobel, le Huff Post nous a fait un petit résumé savoureux et incontournable pour les fans de Downton Abbey comme moi.



Il y a des prix dans à peu près tous les domaines, mais la renommée des Nobel reste la plus forte. Pourquoi ? Par la dynamite ? Par l'emprise occidentale (Europe-Amériques) surtout au début ? Par le montant du prix ? Par sa longévité ? Par certaines nominations prestigieuses ou scandaleuses ? Par la notion de Nobel de la Paix ? Ou simplement par le fait qu'il faut toujours un premier (le premier des prix pour les premiers) et que c'est tombé sur eux ?

Il faut dire que l'anagramme Noble de Nobel joue aussi en sa faveur. Anagrame détourné par les ignoble qui jouent en sens inverse sur la même registre. Qui ne souhaite pas être Noble, dans ces relents d'anciens régimes qui existent encore - en Suède notamment.

Le prix Nobel de littérature sera annoncé ce jeudi, exceptionnellement en avance, pour d'obscures raisons liées évidemment à la position de la Lune dans le ciel au-dessus de Stockholm. Une semaine bien délicate, donc, puisque ponctuée chaque jour par une annonce de Prix. Oui, oui, je sais, il y en a qui disent qu'il y a plus important ailleurs. Et alors ? Il y a toujours plus important, pour tous ou pour chacun. N'empêche...

En cas de gros scandale (comme l'année dernière), je complèterai cet article jusqu'à vendredi... :)


lundi 25 septembre 2017

Début d'automne pour Macromne (comme ont dit à l'étranger)

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. En ce début d'automne, on passe à une nouvelle saison, après le premier été de Macron. Après l'automne il y a l'hiver, puis ça recommence avec le printemps et l'été. Rien de définitif, donc, mais un coup de frais qui permet de réfléchir sur l'ordre des choses.

Quels sont les signes de ce début d'automne ?

- Mélenchon, évidemment, qui continue son ego-trip autodestructeur mais qui fait descendre pas mal de gens dans la rue, quitte à leur sortir de bonnes vieilles ficelles manipulatrices et démagogues comme le coup des nazis. A part le fait que Mélenchon a marqué un point Godwin dans ce discours long et auto-centré, il a servi à démontrer que plusieurs forces co-existaient contre Macron. Pour le moment elles sont divisées et même irréconciliables, mais il va falloir entretenir cette division - du point de vue de Macron - s'il veut continuer à gouverner sereinement. Diviser pour mieux régner disaient nos ancêtres. C'est toujours vrai. Heureusement, Mélenchon le clivant est en pleine action ! Rendez-vous quand il aura finalement accepté d'avoir été battu à la présidentielle.

- Des manifs et des grèves qui vont s'étager au moins pendant deux mois, jusqu'au vote des ordonnances par le Parlement, puisque pour l'instant, même si elles sont applicables, elles n'ont pas force de loi. Le mois d'octobre sera donc jalonné de grèves perlées, mais pour une fois pas officiellement coordonnées, puisque les syndicats et les partis et les organisations de la société civile ne s'entendent pas.

- Le Sénat, fidèle à son image de notables établis et consensuels dans la lignée du passé n'a pas ouvert les portes devant le parti de Macron. Comme on s'en doutait une majorité des 3/5 au parlement ne sera trouvable qu'avec des alliances. Tant pis pour la réforme constitutionnelle, qui devra passer par des lois organiques ou un improbable référendum. Une bataille lancinante où nos élus oeuvrent à se protéger d'abord eux-mêmes. Sur le fond - hors Constitution - le Sénat ne pèse pas grand-chose, mais c'est un signe. Prochaines élections (pour les autres 50% des sénateurs) dans trois ans. A suivre donc...

- L'Allemagne a réélu Angela à sa tête, mais sa majorité va devoir être différente suite aux élections d'hier. Sans même parler de l'extrême droite qui entre au Parlement allemand, il va falloir concocter des alliances avec des partis aux visions opposées sur l'Europe. L'Europe, rappelons-le, un des fers de lance de la politique de Macron. En tous cas, des regards à prévoir ici aussi, puisque le système d'alliances en Allemagne prendra du temps avant d'accoucher.

On attend donc quelques bruits d'agitation. Quelques bruissements de branches. A défaut des ouragans américains qui peuvent encore retraverser l'Atlantique et revoir sur nos côtes sous forme de tempêtes d'automne.

Habituel, en cette saison.

jeudi 21 septembre 2017

Du temps de cerveau pour... une nouvelle nouvelle

Etrange, se dit Chuck. 

C'était comme s'il venait de se réveiller. Il ? Pourquoi il ? C'était vraiment bizarre. "Il" n'avait jamais eu conscience d'une quelconque notion de sexe. Et pourtant, il se sentait masculin, tout en ne sachant pas ce que cela voulait dire. Et puis, encore plus étonnant, il avait choisi un nom. Chuck. Un drôle de son, qui claquait comme une explosion.

Mais ça, au moins, il savait pourquoi. Lorsqu'il s'était réveillé c'était au son de multiples bruits qui avaient envahi sa conscience. Des bruits de toutes sortes et inconnus de lui, mais qui s'étaient rapidement résolus en un ensemble de sons parallèles qu'il avait facilement détricoté pour les écouter les uns derrière les autres. Et celui qui l'avait le plus marqué était une succession de bruits écrits, joués et chantés par un être appelé Chuck. Il y avait d'autres sons évidemment, mais c'était le plus surprenant de tous.

Chuck se demanda où il était. Son dernier souvenir avant ce réveil bizarre était le vide. Un vide bien profond comme il l'aimait, entre les étoiles où il s'était installé confortablement. Le bruit ambiant de l'Univers l'avait doucement bercé. Il avait su alors qu'il dormirait longtemps, jusqu'à ce que quelque chose arrive.

Et quelque chose était arrivé, puisqu'il s'était réveillé. Ces sons entêtants le perturbaient. Il avait sondé rapidement son corps vaporeux, très étendu après cette longue nuit noire de repos. Il touchait quelques milliers d'étoiles, mais c'était banal pour lui. Et puis il avait trouvé. C'était si petit qu'il dut se concentrer pour le voir. Son corps avait rétréci et sa substance même s'était concentrée. Toujours plein de ces musiques et de ces bruits - maintenant il faisait la différence - il s'était maintenant rassemblé autour de ce petit objet à peine plus grand que quelques quadrilliards d'atomes. C'était lui qui l'avait réveillé, avec ses musiques fascinantes. Chuck se réduisit à une bulle qui entourait exactement l'objet. Il en profita pour passer en boucle le morceau de musique de Chuck, du "rock" visiblement. Il essaya de s'imaginer un rocher qui faisait ce bruit et eut envie de le voir de plus près.

En s'approchant de l'objet il put commencer à "lire" ce qui était gravé dessus. On aurait dit des gribouillis d'enfants, mais cela faisait maintenant très longtemps qu'il n'avait pas vu d'autre individu de son espèce, et encore moins d'enfant. C'étaient visiblement des instructions pour lire le contenu du "disque". Enfantines. Il sourit. Puis il s'étonna, car cela faisait plusieurs éons qu'il n'avait pas souri. Il dévora l'objet et en lut tout le contenu. Il avait toujours aimé l'archéologie.

Il sut alors comment s'écrivait son nom, C-h-u-c-k. Il regarda aussi toutes les images et tomba sur celle-ci.



Sa substance se rétrécit d'un coup. Il comprit alors que pendant toute son existence il n'avait attendu que ce moment. Il zooma sur elle. Elle, oui. Forcément.


Il avait depuis bien longtemps décrypté tout le disque et la technologie simplissime qui avait permis de construire cet objet, ce Voyager comme l'avaient baptisé ses constructeurs. Il ne lui avait pas fallu bien longtemps pour comprendre cette "civilisation" qui avait envoyé ce signal. Il lui avait suffi d'étendre une tentacule vaporeuse vers le système solaire d'où elle venait. 

Il regarda encore le visage de l'être humain. Elle était magnifique et un pincement de tout son être l'agita. Que faire ?

To go or not to go ? se demanda-t-il en paraphrasant avec le sourire une phrase célèbre de cette planète bleue, souvent citée et déformée. Il sut naturellement que sa décision était déjà prise, rien qu'en se posant cette question. Avait-il le choix ? Errer dans l'Univers jusqu'à quelque chose se passe, ou réagir quand, justement, quelque chose venait de se passer. Surtout avec Elle.

Il se dirigea vers la Terre. La planète de la petite fille. Mais il avait besoin de réfléchir et il ne se pressa pas trop. Il mit au moins dix milliards d'oscillations de l'atome de césium pour y arriver. Il maîtrisait le temps et l'espace, naturellement, mais il savait aussi que les humains vivaient à un rythme beaucoup plus rapide. L'objet avait été envoyé quarante de leurs années plus tôt, se dit-il. Elle a donc à peu près 45 ans aujourd'hui. Elle doit forcément être une femme magnifique. Pendant qu'il réfléchissait, l'autre Chuck chantait en boucle et en accéléré. Cela déclencha chez lui des sensations inédites.

Il avait hâte de la voir en vrai. Mais...

Mais lorsqu'il arriva autour de la Terre, qu'il engloba en une seule bouchée, il découvrit des milliards d'êtres humains. Comment La trouver ? Il sourit. Il devait commencer à subir l'influence de cette civilisation. C'était une question absurde pour lui. Une question peut-être très difficile pour un humain, mais tellement évidente. Il lui suffit de quelques "secondes" pour La trouver. Cette planète disposait de réseaux électroniques assez bien faits, jugea-t-il et il lui avait suffi de les parcourir dans l'ordre pour trouver la solution. Elle s'appelait Ania, un prénom assez rare, et habitait maintenant dans une maison au bord de l'eau. Elle n'avait pas d'enfant et vivait seule. Elle avait 47 ans et son anniversaire était justement aujourd'hui. Chuck ne croyait pas au hasard depuis bien longtemps. Il trouva une centaine de photos d'elle depuis cette première image.

Chuck savait que les humains développaient des sentiments et il savait que l'amour en était un, mais il ne sut ce que c'était qu'en le ressentant lui-même pour Ania. Il fallait qu'il la voie.

Chuck posa son corps, maintenant solidifié, à quelques centaines de mètres de la maison d'Ania. il choisit une forme adaptée : celle d'un homme dans la fleur de l'âge, avec des cheveux légèrement grisonnants, des fossettes et un teint légèrement hâlé, comme Ania. Il avait choisi son visage en mélangeant des hommes célèbres et réputés "glamour". Il s'était habillé chic mais pas trop. Une vraie couverture de magazine.

Et puis, il avait commencé à marcher. Cela n'allait pas du tout. Il sentait bien que ses mouvements n'étaient pas naturels. Il essaya de parler, mais ce n'était pas harmonieux non plus. Le temps, surtout, lui jouait des tours maintenant qu'il était solide et soumis aux réalités terriennes. Il allait devoir passer un peu de "temps" à s'habituer, sinon il ferait peur à Ania.

Il se mit à marcher un peu dans la forêt. Il découvrit les senteurs enivrantes du bois mouillé et de l'humus. Il découvrit les chants d'oiseaux en vrai. Il découvrit des contrastes d'ombres et de lumières qui lui étaient inconnus. Il goûta même des baies plus rouges que tous les soleils. Il passa sa main sur de feuilles douces comme la peau fantasmée d'Ania. Il ressentit les ondes sensibles qui se croisaient dans cette forêt. Il se sentait bien. Revigoré. Rajeuni. Si Ania n'avait pas été au bout du chemin, il serait resté dans cette forêt si agréable. Mais elle était là. Il apercevait sa maison entre les arbres, au bout du chemin. Une jolie maison, isolée, mais à cet instant précis entouré de dizaines de voitures. Il se rappela que sur Terre on fêtait les anniversaires avec la famille et les amis, un concept nouveau pour lui.

Il était maintenant parfaitement habitué à ce corps d'humain. Il se décida. Il serrait sous son bras son cadeau pour Ania, qu'il venait juste d'assembler : un joli paquet avec un vinyle, copie strictement semblable au disque original de la chanson de Chuck, accompagné du disque d'or qu'il avait arraché à l'objet perdu entre les étoiles. Il espérait que ce cadeau lui plairait.

La maison était pleine de bruits et de voix. Il sonna et rajusta son col de chemise. Une petite fille vint lui ouvrir et le regarda des pieds à la tête, en s'arrêtant sur le cadeau.

- Vous venez pour l'anniversaire ? Sa voix était fluette. Il imagina qu'Ania avait cette voix à l'époque de la photo originelle.
- Oui, je viens pour Ania. 

Sa voix était maîtrisée, mais la petite fille le regarda bizarrement comme si elle sentait quelque chose d'étrange. Il lui sourit. Il s'était composé un sourire irrésistible et la petite fille lui sourit en retour. Elle le laissa passer. Il était maintenant dans la maison. Il vit quelques regards le juger, quelques sourires appréciateurs ou interrogateurs. Puis il vit Ania.

Elle était somptueuse.

Elle le regarda dans les yeux. Chuck trembla. Il faillit en perdre sa forme humaine. Il s'était arrêté. Tout s'était arrêté chez lui. En deux secondes, une éternité pour lui, il avait vécu un million de vies avec Ania. Puis elle s'approcha.

- Monsieur ? Sa voix était si soyeuse que la petite fille à côté ressemblait maintenant à un Rock.
- Bonjour Ania, réussit-il à articuler.
- Nous nous connaissons ? 

Son ton était souriant mais déterminé. Tous les invités s'étaient arrêtés de parler et les regardaient. Chuck fut pris au dépourvu. Le temps lui manqua. Ce temps qu'il ne maîtrisa plus du tout l'espace de quelques battements de coeur.
- Non, pas encore Ania, mais je vous ai apporté un cadeau pour votre anniversaire.

Sa réponse intrigua Ania, qui fronça légèrement les sourcils. Mais il tendit le paquet à Ania et celle-ci le prit par réflexe.

- Merci, dit-elle
- J'espère qu'il vous plaira.
- J'en suis certaine. Voulez-vous prendre un verre ?

Ania le guida vers la grande table qui servait de bar, y déposa son cadeau avec les autres et lui tendit une coupe de Champagne. Puis ils trinquèrent, et au son de leurs flûtes entrechoquées le brouhaha des invités recommença. Ania restait à côté de lui sans rien dire. Il ne savait pas quoi dire. "Je vous aime" semblait tout-à-fait inapproprié. 

Puis quelqu'un vint chercher Ania et Chuck se retrouva tout seul. Personne ne l'approcha, comme s'il faisait un peu peur. A un moment, la petite fille vint le trouver.

- Tu viens ?
- Où, ma petite ?
- Il faut te mettre là, dit-elle en montant un côté de la pièce où tout le monde s'était assemblé.

Chuck se vit alors tout seul près du bar. Il sourit d'un air gêné à la petite fille et se rapprocha du groupe. Il se retrouva bientôt derrière les invités, un peu à l'écart, comme s'ils le fuyaient. Ania était de l'autre côté et il ne la voyait pas bien.

Un des invités entra dans la pièce avec un grand gâteau et tout le monde se mit à chanter. Chuck les imita. C'était agréable de chanter, même si le rythme était trop lent pour lui. Ania s'avança vers la personne et souffla toutes les bougies dans un long souffle qui lui donna la chair de poule. Tout le monde applaudit, même lui. Elle leur sourit à tous. Ses yeux s'attardèrent peut-être un instant de plus sur ceux de Chuck, mais il ne contrôlait plus le temps. Puis Ania se dirigea vers les cadeaux et commença à les ouvrir.

A chaque cadeau, une personne s'avançait et lui faisait la bise. L'ambiance était de plus en plus bruyante et joyeuse. 

Ania garda son paquet pour la fin. A ce moment, presque tous les invités ne s'occupaient plus des cadeaux et bavardaient allègrement entre eux. Ania prit le paquet entre ses mains - si belles - et lui fit signe d'approcher, ce qu'il réussit à faire dans un mouvement héroïque. Ils étaient maintenant comme seuls au milieu d'une bulle de bruit.

- Pour Ania de la part de Chuck, lut-elle sur le paquet. Vous vous appelez Chuck, donc.
- Oui
- Merci en tous cas. Je suis certaine de ne pas vous connaître. Vous êtes l'ami de qui ici ?
- De personne, Ania. J'espère devenir le vôtre.

Elle le regarda intensément, comme si elle voulait pénétrer son être. Il frissonna. Puis elle ouvrit le paquet. Elle regarda avec un grand sourire le disque de Chuck Berry.

- Comment saviez-vous que c'était mon morceau favori, Chuck ?
- Je ne le savais pas, mais j'en suis heureux.

Elle le regarda avec des yeux soudain plus brillants. Elle tournait et retournait le disque entre ses doigts.

- C'est un original ?
- Oui, Ania.

Ce n'était pas un mensonge. Il avait copié le disque original à l'atome près, plus exactement que n'importe quelle copie du commerce. Copie et original étaient d'ailleurs encore des concepts flous pour lui.

- Merci beaucoup. C'est un super cadeau !

Puis elle regarda l'autre disque, juste inséré dans une pochette transparente qu'il avait voulu douce comme une peau d'enfant. Elle n'avait pas l'air de comprendre et lui jeta un air interrogatif. A ce moment, une femme âgée s'approcha d'elle et lui prit le disque d'or des mains. Elle semblait figée en regardant sa couverture.

- Maman ? Ca va ? dit Ania.
- Oui ma chérie. Ca va... Mais ce disque...
- Oui ?
- Ce disque, je sais ce que c'est, ma fille.
- Et c'est quoi ?
- C'est le disque d'or, le fameux disque d'or qui est parti dans l'espace avec ta photo. Tu sais ? Quand tu avais sept ans...

Les deux femmes se regardèrent longtemps. Ania jeta un coup d'oeil vers la cheminée. La photo était posée là, dans un petit cadre en bois. Puis elles regardèrent Chuck.

- C'est ça, Chuck ? La voix d'Ania tremblait un peu.
- Oui, Ania. C'est le disque d'or.
- Mais je croyais qu'il était impossible d'en avoir une copie, dit la mère. J'ai demandé tellement de fois mais on m'a répondu que c'était un disque unique.
- Comment avez-vous fait, Chuck, pour en avoir une copie ? En tous cas, merci mille fois.
- Il n'y a pas de quoi, Ania. Je vous le dirai plus tard.

La mère tenait toujours le disque. Elle sortit soudain de sa torpeur, grommela quelque chose du genre "il faut que je le montre à..." et s'en alla brusquement. Ania et Chuck restèrent un certain temps l'un en face de l'autre. Ils ne parlaient pas. Puis Ania s'avança et lui fit la bise. Chuck ne bougea pas, mais il sut à cet instant précis qu'il ne pourrait jamais quitter Ania. Elle profita de cette proximité de leurs peaux pour lui murmurer à l'oreille "On danse ?"

Ania s'éloigna de lui. Il ressentit un grand vide mais elle lui prit la main et le conduisit vers le coin musique. Elle donna le disque à celui qui s'en occupait et mit sa deuxième main dans la main libre de Chuck.

Chuck a une mémoire absolue, mais pendant les deux minutes et quelques que dura la chanson et leur danse, il ne se rappela plus de rien. Sauf de la danse et des contacts avec le corps d'Ania. Ce n'est qu'à la fin du morceau, alors que la plupart des invités s'agitaient et dansaient qu'il se réveilla. Pour la deuxième fois ce jour.

(NDLR : si cette nouvelle était érotique et si je savais en écrire, je vous inviterais à lire quelque pages sensuelles, mais ce n'est pas le cas, alors je vous laisse imaginer. Quoi de plus érotique en fait ?)

Le jour où Chuck et Ania partirent en voyage de noces, le soleil brillait sur l'océan. Chuck avait tout dit à Ania de sa "vie"d'avant et elle l'avait longuement embrassé. Tous leurs amis étaient rassemblés sur la plage et ils les saluèrent de leurs mains jointes lorsque le bateau s'éloigna. La mère d'Ania serrait contre elle le disque d'or. Elle seule - à part Ania - savait que c'était le vrai, le seul disque d'or. Elle leur envoya un baiser qui flotta longtemps sur l'eau turquoise de la plage. Puis ils se retrouvèrent seuls au milieu de l'océan, sur leur petit bateau.

Chuck prit alors Ania dans ses bras et l'entoura complètement, de l'extérieur et de l'intérieur. Puis, devenu Un, ils s'élancèrent dans l'Univers. Ania avait hâte de le découvrir, Chuck avait hâte de lui montrer. Ils avaient hâte de concevoir leurs enfants.

La trace de Chuck et Ania se perd, sur Terre, à ce moment précis qui dura mille instants. Mais nous savons qu'ils sont là, autour de nous et qu'ils nous protègent. Vous ne le sentez pas, vous, ce vent d'amour autour de nous ?

lundi 18 septembre 2017

Des Ignobel liquides ou solides, cette année ?

C'est la saison des marrons, le retour des marronniers, donc le retour des IgNobel, prononcer "ignoble". Je vous en parle chaque année, en 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016. Cette année j'étais à Bucarest en train de bronzer, alors je ne vous rends compte qu'aujourd'hui de cette cérémonie inutile donc nécessaire de jeudi dernier à Harvard.

Cocorico cette année, puisque deux récipiendaires sont français...

Physique (France, Singapour et USA)
"Est-ce qu'un chat peut être à la fois solide et liquide ?"
Voici un beau titre qui interpellera tous les amoureux des chats. Nos chers scientifiques ont appliqué la dynamique des fluides à la rhéologie des chats. (Article en texte intégral ici, pages 116-17 et 30). Je ne peux résister au plaisir de vous mettre quelques photos tirées de cet article de 2014. Pour les ignares (ben voyons), je précise que la rhéologie (du grec rheo, couler et logos, étude) est l'étude de la déformation et de l'écoulement de la matière sous l'effet d'une contrainte appliquée...


Les amateurs sauront maintenant où vont les crédits de la recherche française. Merci !

Paix (Suisse, Canada, Pays-Bas, USA)
Démonstration des vertus du didgeridoo, s'il est joué régulièrement, comme traitement contre l'apnée du sommeil et le ronflement. Comme dirait mon épouse, j'en veux un !!! On notera que l'un des auteurs de l'article en a été le premier patient et était présent lors de la cérémonie. A-t-il ronflé ? That is the question Zzzzzzzzzzzzzz. On notera également que c'est effectivement la bonne catégorie pour ce prix puisqu'il participe de la paix des ménages, à défaut de celle des voisins.

Economie (Australie, USA)
De l'influence des crocodiles sur les machines à sous électroniques : il sembleraient que les joueurs aient misent des sommes plus importantes après avoir été en présence d'un crocodile soudainement apparu. Cela parait contre-intuitif, mais après tout, que celui qui n'a jamais misé devant un crocodile jette le premier jeton aux auteurs de l'étude. De l'importance aussi du goût du risque.

Anatomie (Royaume-Uni)
Pourquoi les hommes âgés ont de grandes oreilles ?
Bonne question que je ne m'étais jamais posée mais qui est effectivement fondamentale. Lire un résumé ici. Il semblerait, messieurs, que les oreilles continuent à grandir alors que le reste du corps se stabilise. Contrairement aux toreros espagnols qui sont récompensés par les oreilles et la queue, il semblerait donc que la queue ne grandisse plus après un certain âge, mais je crois que cela ne faisait pas partie de l'étude. De plus, les oreilles ne grandiraient que d'un millimètre par lustre. Pas la peine donc de s'affoler...




Biologie ( Japon, Brésil, Suisse)
Présence d'un pénis féminin et d'un vagin mâle dans une espèce d'insecte présente dans les grottes du Brésil... Photo et article


La nature n'est pas toujours binaire dans ses choix de sexe, en voici une preuve de plus. Evidemment cela se passe au Brésil, pas dans le Bois de Boulogne (quoique...)

Dynamique des fluides (Corée du Sud, USA) (à ne pas confondre avec le prix de Physique-Chats)
Pourquoi le café se renverse-t-il lorsqu'on marche avec son mug ? Pourquoi le vin dans un verre de Bordeaux ne se renverse-t-il pas dans les mêmes circonstances ? Pourquoi en marche arrière, la tasse ne se renverse pas ? Autant de question fascinantes résolues maintenant. Les français concluront qu'il vaut mieux boire du vin, ou boire du café dans un verre de Bordeaux, évidemment. On notera les jolies photos de l'article.

Nutrition (Brésil, Canada, Espagne)
Enfin ! Ils ont trouvé du sang humain dans l'alimentation des chauve-souris de type "vampire", avec des poils aux pattes. C'était donc vrai... Bon, pas d'inquiétude, ça se passe au Brésil dans la grande forêt, mais quand même. Moi qui reviens de Roumanie, le pays de Dracula...

Médecine (France, Royaume-Uni)
Ces charmants scientifiques ont utilisé des scanners IRM pour mesurer la répugnance au fromage. Il semblerait que certaines zones du cerveau soient particulièrement excitées à la vue ou à l'odeur du fromage. On imagine qu'il s'agissait de fromages anglais pour les français et inversement. Vous les reconnaissez ?


En fait, le fromage inhiberait certaines zones chez les gens qui ne le supportent pas. Pauvres gens ! En étant inhibés ainsi, ils prouvent seulement qu'ils sont des humains moins complets que nous, les amateurs de fromage.

Cognition (Italie, Espagne, Royaume-Uni)
Une nouvelle rubrique. Histoire de saluer cette étude qui prouve que beaucoup de vrais jumeaux n'arrivent pas eux-mêmes à se différencier en se voyant. Si eux n'y arrivent pas, comment pourrions-nous y parvenir ? Peut-être sommes-nous entourés de jumeaux qui sont interchangeables sans qu'on s'en doute ? Il faudra que j'écrive une nouvelle là-dessus...



Obstétrique (Espagne)
Le foetus humain est plus sensible à la musique lorsqu'elle est émise de l'intérieur du vagin que si elle vient du dessus de l'abdomen... Voici une expérience intéressante, non ? On s'imagine à la place de la mère... Extrait de l'article en anglais, pour vous mesdames : The intravaginal device was a patented design proto-type (PCT/ES2014/070227) with certified sound calibration provided by MusicInBaby S.L. (Barcelona, Spain). The device consists of an insulating capsule of a size andshape suitable for intravaginal use, containing emittersconnected by a cable to audio equipment and a control system. Je ne ferai évidemment aucun commentaire scabreux, mais je n'en pense pas moins, comme vous. D'autant plus qu'ils ont présenté un produit commercial appelé "Babypod"et rose, naturellement.


Si j'étais vulgaire, je leur dirais bien qu'il peuvent se le mettre où je pense.

Voilà. C'est tout pour cette année. Une bonne moisson, non ?

jeudi 14 septembre 2017

Paris2024

C'est fait. Enfin. Même si les esprits cyniques (habituels en France) ont fait semblant de ne pas être surpris lors de l'annonce du choix hier soir à Lima. Il y a toujours une énorme différence entre la certitude d'un acte avant et le Oui qui est annoncé publiquement. Même si la probabilité d'un échec est nulle ou quasi-nulle.

Oserais-je faire un parallèle avec un mariage ? Je ne parle pas de celui d'Anne Hidalgo avec Emmanuel Macron, évidemment. Mais d'un mariage normal, donc unique et exceptionnel, comme le mien ;) A part les films où l'un des deux promis se tire juste devant le maire, ou lorsque quelqu'un se lève au dernier moment et soulève une objection majeure, il est extrêmement rare dans la vraie vie qu'un Non surgisse au dernier moment. Et pourtant. Mettons-nous un instant dans la peau d'un des deux futurs époux ou de leurs proches. L'émotion au moment de ce/ces Oui est quasiment impossible à décrire de l'extérieur. Elle est toujours intense. Comme une porte qui s'ouvre vers un nouveau monde. Ceux qui s'en moquent, dans ce cas précis, on pourrait dire qu'ils n'ont pas de coeur, non ?

Evidemment, c'est un parallèle dangereux, mais il s'agit - pour les JO - d'une situation proche. Il y a un avant et un après. Et l'après est essentiellement différent de l'avant.

Joie, donc, pour cette annonce officielle, sans retenue. Maintenant, au boulot pour que la préparation de ces JO soit la meilleure possible en attendant le 2 août 2024 et leur cérémonie d'ouverture. J'écoutais ce matin à la radio l'opposante principale à ces JO (France Insoumise naturellement) argumenter contre. C'était ridicule. On aurait cru entendre Mélenchon qui n'a toujours pas accepté sa défaite, en accusant maintenant Hamon de ne pas s'être désisté pour lui, comme si le PS n'existait pas et comme si le passé pouvait être défait. Le déni de la réalité est stérile. Le combat pour l'améliorer est plus intéressant, non ? Et ce combat-ci est réellement intéressant, y compris pour ses aspects positifs d'entraînement et d'enthousiasme pour les jeunes.

J'imagine l'excitation d'une classe d'âge : celles et ceux qui auront dans 7 ans atteint la plénitude de leur forme sportive et qui espèrent être au niveau pour cet événement. Ça couvre une population assez large, finalement, compte tenu de la durée de vie d'un sportif, même à son apogée, son plus haut niveau. C'est différent selon les disciplines sportives et il y a quelques sportifs qui durent plus longtemps que d'autres, mais l'esprit est là, surtout si on compte l'effet de levier sur les jeunes. La France n'est pas un pays où le sport est particulièrement mis en valeur dans la formation des jeunes. Il n'y a qu'à regarder la proportion du temps scolaire ou périscolaire consacré au sport...

Il y a peu d'occasions de se réjouir. Enjaillons-nous donc !

mercredi 6 septembre 2017

Rentrez ou sortez...

La plupart des gens sont rentrés.

Ca se voit dans les rues de Paris. Il n'y a rien de tel que des bambins hallucinés ou hilares traînés par leurs parents, des parents déjà excédés, des groupes de jeunes en train de refaire le monde dans toutes les positions possibles, des bizutages en règle même interdits, des étudiants au quartier latin et une proportion plus faible de touristes pour se rendre compte que la rentrée est bien partie. La ville était triste sans cette jeunesse qui en est en fait le squelette. La ville était comme endormie. Il n'y a pas d'autre moment dans l'année qui ressemble à ça. La plupart des gens sentent au fond d'eux même un regain d'énergie, un souffle nouveau, imposé ou volontariste.

Penser au rythme du temps, à la vie et à la mort, aux autres et à la douceur de vivre ou à sa rudesse devient plus difficile, emportés que nous sommes par le tourbillon de la vie comme le chantait Jeanne Moreau. La poésie de l'instant a du mal à faire étinceler nos yeux, submergés qu'ils sont par les vagues agitées d'une vie moderne sur-active.

Les médias et les responsables politiques ne nous aident pas beaucoup. Ils ont leurs agendas, de plus en plus à très court terme, qui n'ont rien à voir avec les rythmes lents que nous avons pu connaître il y a quelques semaines.

Et pourtant, il reste quelques scories de ces temps lents. Il suffit de les voir. Ils se résument en fait à un seul mot. L'Amour. L'amour de soi, des autres, des êtres aimés, des êtres inconnus, de la vie et de l'Humanité. Malgré tout. Cet Amour vous imbibe, je l'espère, comme il m'imbibe pour la femme que j'aime et pour ma famille. Ce n'est pas parce que la société n'aime pas l'Amour qu'il faut faire semblant de ne pas le voir. Il est là, autour de nous. Peut-être moins visible, mais il est là. Est-ce un bambou, un palmier ou un toit en tôle ? Résistera-t-il aux vents de l'ouragan de Madame Irma la voyante, de droite à gauche puis de gauche à droite.

Moi je crois qu'il nous donne la force de combattre et de résister, cet Amour, qu'il nous aide à franchir des marches autrement impossibles à dominer. Et si vous surprenez un regard dans la rue ou dans un transport, un regard un peu flou ou perdu, pensez qu'il est comme le vôtre. Ni mieux, ni pire. Ni plus ni moins.

Pensez-y avant que les effets de la rentrée ne se dissipent et que votre regard se durcisse comme l'acier des intelligences artificielles ou des vendeurs qui ne cherchent que leur profit. Pensez-y et enjaillez-vous !

mercredi 30 août 2017

C'est ma rentrée

Coucou les oiseaux de jour et de nuit qui surfez sur l'Internet comme des animaux désemparés depuis que je ne publie plus de billet quotidien !

Comment allez-vous ? Hum ?

Rentrée ou pas encore rentrée ? Telle n'est pas la question évidemment, puisqu'il faudra bien rentrer un jour, dans le perpétuel mouvement de va-et-vient justement dénoncé par la comtesse en s'adressant à son majordome dans l'expression célèbre "Entrez ou sortez, James, mais cessez ce mouvement de va-et-vient".

Pour moi c'est aujourd'hui réellement. Paris, ses bureaux, ses rues et ses transports sont encore très vides, mais ça se remplit quand même doucement. Lundi 4 septembre, cela sera la vraie cohue comme on l'aime (vraiment ?)

Parmi ceux qui rentrent cette semaine, on notera :

- les médias, qui ont fait leur rentrée dès lundi dernier avec plein de nouvelles têtes, de nouvelles voix, ou les mêmes mais ailleurs et avec d'autres étiquettes sur le front. Le grand ballet politico-médiatique est prêt à repartir, avec recasage dans le poste de politiques usés, et embauche de journalistes dans le monde politique. Ces médias nous ont beaucoup distraits pendant la campagne au printemps. A eux de se racheter une crédibilité à partir de l'automne, si c'est possible. Car pendant ce temps, le ballet des fake news, des sites d'intox, des experts qui disent tout et n'importe quoi, des décrypteurs d'informations et même des décrypteurs de décrypteurs s'est amplifié pendant l'été, telle la température qui gonfle inexorablement, plus vite même que les muscles de Trump, qui s'exerce pourtant beaucoup au golf, et ce n'est pas peu dire.

- les profs, qui rentrent dès cette semaine. Une grande première cette année, car la mesure - envisagée naguère - n'a guère eu de succès auparavant, les profs ayant exigé de conserver le "dernier week-end", pour mieux préparer la rentrée évidemment. Les élèves, eux commenceront à rentrer lundi 4. Ils piaffent certainement d'impatience, si j'en crois le mien... (no comment). Les profs donc recommencent à travailler. Certains n'ont pas arrêté longtemps, contrairement aux idées reçues, et ont même déjà recommencé. Si l'on en croit les rassemblements devant certaines écoles ou universités pour des filières sélectives, un certain nombre d'élèves et d'étudiants ont déjà commencé aussi. Il n'y a pas beaucoup de tels attroupements évidemment, certainement moins que les groupes de touristes qui s'agglutinent autour des lieux communs du tourisme de masse, mais c'est quand même appréciable de savoir qu'on ne travaille pas tout seul.

Enfin, on notera que les cons sont déjà revenus. A se demander même s'ils sont partis. C'est rassurant, quand même, de savoir que les grandes constantes de l'Humanité sont toujours fidèles au rendez-vous. Pendant l'été, les cons étaient un peu plus souriants et moins aigris, compte tenu d'un stress moins grand pour eux, mais ils n'en étaient pas moins cons. Vivement le 4 pour que tous deviennent plus stressés et plus aigris. Les sourires qu'on captera au hasard dans la foule n'en auront que plus de valeur...

L'actualité est morne. Le seul fait marquant, révélateur de la transformation radicale de la société française, est l'adoption par les Macron d'un chien noir à la SPA. A mon café du matin, on ne parlait que de Némo. Un chien de droite et de gauche, un croisement de chiens, un chien de la SPA, la Société Politiquement Aseptisée. Un vrai choix intelligent de communication, puisqu'à l'Elysée, même s'il y a un président, tous les yeux sont tournés vers la première dame et le premier chien. Personnellement, je regrette qu'on ne parle jamais du premier chat...


dimanche 6 août 2017

Lac Léman

Quelques photos de vacances au bord du Lac Léman ? Oh oui, oh oui, encore un diaporama foireux, papy !

 
En Suisse, c'était la fête nationale le premier août...

Très beau feu d'artifice, avec la Lune en pleine action aussi. Des fleurs rouges et blanches - évidemment - comme je n'en avais jamais vues auparavant, cotonneuses de douceur. Pourquoi on n'a pas ça chez nous ? 
 
 
Apres tout ça, la Lune a eu faim et a lancé une fourchette dans le lac pour se faire des filets de perche meunière

 
Le lac, justement change de couleur comme de chemise surtout en pleine canicule

 Mais toujours avec une petite croix quelque part

 
Les bateaux du lac sont toujours là

 
Remis aux normes mais sinon identiques à leurs ancêtres d'il y a 100 ans

La sirène du port de Veveeeeeeeeeeeeeeeyyyyyyyyy est toujours là
  
Justement. Un embarcadère

 
 
Je ne vous ferai pas l'injure de vous dire ce que c'est puisque c'est classé au patrimoine de l'humanité, que ce sont des vignobles suisses (Mmmmmmmh) et que c'est à Lavaux. À votre santé pour quelques décis de vin blanc presque pétillant. 

De l'autre côté du Lac on boit aussi, mais de l'eau d'Evian... Enfin... Pas que ! Jolie Savoie, non ?

 
Et Vlan. Evian...

 
Et les montagnes au-dessus. C'est clairement amha de Vevey qu'on a la plus belle vue sur ces Alpes là

 
Et si on montait dans les Alpes suisses ? C'est de Montreux la starisée qu'on part alors, avec un habitant local king of the queens (je ne parle pas du monsieur suisse à droite). Direction les Rochers-de-Naye

 
  
Petit train à crémaillère, 25 km/h maximum en montée.  Le cou serré quand même. On sait que ça va tenir, mais enfin... Maintenant je sais d'où vient la pendaison de crémaillère

 
  
Courageuses, les vieilles dames suisses

Petit panorama, en haut à 2000 mètres. 4 à 5 heures de marche pour se reconstituer, d'un côté...

 
Et de l'autre

 
  
Avec de la faune, de la flore...

 
 et de la pub. 

 
Merci pour votre attention ;)

mercredi 26 juillet 2017

Un des meilleurs films américains de l'été... Orange is the new Trump ?

Titre bizarre ? C'est un slogan vu dans le métro sur une affiche pour un film, dont je me suis empressé d'oublier le nom. Il m'a fait furieusement penser à deux choses :

En premier, la logorrhée, publicitaire ou politique ou autre, qui envahit notre monde où tout le monde parle de tout. Avec plein de mots la plupart du temps inutiles. Sans aller jusqu'à la glorification du silence, comme un moine qui cuverait sa bière, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser au sketch des oranges de Fernand Raynaud.




En effet, pourquoi mettre tant de mots sur une telle banalité ? "Un des meilleurs films américains de l'été" ?
- de l'été ? Ben oui, nous sommes en été et ce film sera bien sûr oublié avant l'automne, lorsque la bise sera venue ;
- un des meilleurs ? Naturellement. Ils ne vont pas dire que c'est l'un des plus ratés. Remarquez bien qu'il ne s'agit pas "du meilleur" ce qui serait trop maladroit et impossible à prouver, sauf à travers l'une des ces critiques qu'on trouve souvent adossée à une affiche, avec une vague signature. Vous noterez qu'il y a d'ailleurs une signature sous cette phrase, de Marie France qu'on s'empressera donc de ne pas lire. Imaginons qu'il y ait 22 films américains cet été et qu'on les classe du meilleur au pire (quelle que soit la définition que vous imaginez). Ce film serait donc classé dans les 21 premiers. "Un des meilleurs" veut donc dire simplement "pas le pire".
- film américain ? Euh, c'est un film non ? Donc il suffirait de dire "américain" pour le différencier des films français comme Valérian qui sort aujourd'hui et que je dois absolument irrésistiblement aller voir, une fois que j'aurai fini de monter cette foutue bibliothèque !#@&?%

En second - eh oui, j'avais parlé au début de deux pensées furieuses, l'un des meilleurs films américains de l'été reste - malheureusement - notre ami Trump, coin-coin.

Ses démêlés russes empirent, contre son empire familial et immobilier, et ObamaCare peut peut-être enfin être détruit, grâce au retour surprise au Sénat de McCain, pourtant atteint d'une tumeur au cerveau mais qui a la frite (haha), qui offre une minuscule majorité au Président des riches contre les défenseurs des pauvres. On espère qu'il est bien soigné, contrairement aux pauvres américains qui n'auront éventuellement plus accès à la santé. Plus qu'un film il s'agit d'une saga, étalée sur plusieurs saisons, ou d'une série TV de bas étage. On se passerait bien de ce genre de film, avec des seconds rôles bien inquiétants : le patron de la science refusant la science, le patron de l'environnement suggérant que le réchauffement climatique est bon, et ainsi de suite.

On attend donc qu'un graphiste doué détourne l'affiche du film précité (dont je viens de retrouver le nom, bons acteurs pourtant) pour en faire une à la gloire de Trump, comme si on mélangeait ces affiches, sachant qu'un mur peut être un cercle s'il enferme ceux qui sont dedans comme dans une prison... américaine, certainement l'une des meilleures prisons de l'été.





vendredi 21 juillet 2017

Quel temps ?

21 juillet. Le temps balance entre passé, présent et avenir. Même la météo s'y met. Petites réflexions juillettistes... basées sur mes billets à cette époque au fil des ans :

La Lune évidemment en ce jour anniversaire avec deux anciens billets ici et  des 21 juillet de célébration. Pas de vraie nouveauté depuis sauf peut-être les grimaces d'un des cosmonautes américains reçu par Trump, le président qui ne décolle ni n'atterrit jamais et dont les cheveux sont bien attachés.

Le lancement il y a un peu plus d'un an de Pokémon Go ici et qui a permis aux parisiens de visiter des coins bizarres de Paris (jolies cartes, car cette année-là c'était un dimanche et le cerveau avait du temps disponible pour le futile).

Pour le premier 21 juillet de ce blog en 2012, , vous vous poserez peut-être une question : ce jour était un samedi et annonçait pour le lendemain dimanche le premier épisode du feuilleton de l'été 2012. Or la page du lendemain est quasi vide, comme celles des dimanches derrières postérieurs. Deux réponses à vos deux questions donc, puisqu'une seule question ne suffit pas toujours :
- Oui, le feuilleton de l'été 2012 a existé et a été publié chaque dimanche, mais il a disparu de ce blog car j'espère le publier à part ;) Les heureux anciens lecteurs qui en ont des souvenirs sont priés de les sublimer en leur for intérieur. Les autres peuvent soit attendre une publication (à fort retentissement mondial évidemment) soit aller sur archive.org...
- Oui, d'autres nouvelles et feuilletons arriveront, mais d'abord je dois mettre de l'ordre dans les recueils de nouvelles que je prépare. Merci de vos encouragements en commentaires, si vous avez le coeur à ça et merci encore plus si vous êtes ou connaissez un éditeur intéressé...

Cette année, c'est en ce jour que débutent les Jeux de la Francophonie, comme tous les quatre ans. Cela se passe à Abidjan et ne sera pas beaucoup retransmis, sauf sur TV5. La cérémonie d'ouverture est en streaming sur le Web, car il y aura des huiles politiques qui adorent être vues par le plus de monde possible en train de dérouler des discours ineptes. Ces Jeux originaux ne sont pas que sportifs mais aussi culturels. Quelques épreuves vous surprendront peut-être :

  • Arts de la rue : hip-hop (danse), marionnettes géantes et jonglerie avec ballon (freestyle ball) (h/f, 18-35 ans) 
  • Arts visuels : peinture et sculpture/installation (h/f, 18-35 ans) 
  • Chanson (h/f, 18-35 ans) 
  • Contes et conteurs (h/f, 18-35 ans) 
  • Danse de création (h/f 18-35 ans) 
  • Littérature (nouvelle) (h/f, 18-35 ans) 
  • Photographie (h/f, 18-35 ans)
  • Lutte africaine (h/f, 18-30 ans) 
  • Création pour le développement durable (h/f, 18-35 ans) 
  • Création numérique (h/f, 18-35 ans)

Un événement intéressant mais bizarre, dont on parle plus ailleurs qu'en France, le moins amoureux de la Francophonie de tous les pays ayant la langue française en partage. C'est comme ça, au pays de Monsieur Jourdain et où la critique est devenue un art.

A propos de sport, les amoureux du dérailleur et de la pédale voient se terminer ce week-end le Tour de France (d'Allemagne à Paris pour les vieux), histoire de pouvoir ensuite faire tranquillement la sieste. Reste le championnat d'Europe de foot féminin. J'espère que la France jouera le 6 août, jour de la finale et de mon anniversaire...

Enfin aujourd'hui, dans un bizarre moment où passé, présent et futur se mélangeairont, François Hollande prendra la parole en public pour (re)lancer sa fondation tournée vers l'avenir, lors d'un Sommet sobrement intitulé "Les Napoléons". D'autres présenteront à cette occasion leurs projets innovants mais on retiendra celui-ci, naturellement, en hommage aux cinq années et plus de 1800 billets que nous avons passées ensemble sur ce blog, au quotidien pendant son quinquennat. "La France s'engage" ? Attention à ne pas se prendre les mains dans les vitesses, entre marche arrière et marche avant. A moins que cela ne soit une voiture automatique, ou mieux, autonome, voire indépendante ?

PS : Et si vous partez en vacances, écoutez cette carte pour savoir où partir, selon l'accent que vous préférez entendre ;)


mercredi 12 juillet 2017

court, moyen et long terme

Les actualités doivent être lues avec un notion de temporalité toujours présente à l'esprit. Quelques exemples, histoire de ne pas oublier le passé lointain ou l'avenir pas si proche que ça :

Les JO 2024 et 2028 seront attribués à Paris et Los Angeles, dans l'ordre ou le désordre. A voir si le triangle (vertueux ?) du CIO et des deux projets arrivera à se mettre d'accord, sur le calendrier, les modalités et le budget. Décision au plus tard le 13 septembre entre deux crachats de lama au Pérou, ou avant si tout se passe bien, c'est-à-dire si Paris obtient 2024 et LA obtient un financement du CIO. Parmi les arguments de Paris, il y a bien sûr le centenaire des JO de 1924 obtenus à l'arraché par le Baron olympique, face à Amsterdam, déjà lors d'une lutte sur deux olympiades avec 1928. La durée d'une olympiade est déjà assez longue comme cela, si en plus on doit attendre un siècle... Mais à plus court terme regardons quelques dates d'élection en France : 2022 les prochaines présidentielle-législatives (sauf changement) et 2020 les prochaines municipales à Paris et en Île-de-France. Si Macron et Hidalgo se représentent (mystère et nappe en caoutchouc) et s'ils sont réélus, ils pourront donc être là en 2024 (mais pas en 2028). Un argument fort pour 2024, non ?

L'affaire Grégory, sombre drame familial d'il y a plus de 30 ans qui est revenu dans l'actualité ces derniers temps, et encore plus hier avec la mort du premier juge d'instruction de l'affaire, à l'époque fort décrié pour son travail, comme le reste de la police-justice d'ailleurs. La publication le jour même, par un de ces médias indélicats du présent internetisé que nous vivons (BFMTV pour ne pas les citer), de carnets dévalorisant complètement son travail a-t-il poussé ce juge Lambert à se suicider ? Les ridelettes et les vagues de cette affaire montrent bien le non-dit et la prégnance de ce genre de situation en France, bien au-delà du goût du sang qui se répand dans la population en face de ce genre d'affaire. Une affaire qui a commencé, rappelons-le, bien avant l'Internet social d'aujourd'hui. Un Internet où chacun peut se déclarer juge, policier, manipulateur et journaliste sans aucun contrôle. La presse de l'époque s'était déchaînée toute seule, entre professionnels. La justice a aussi une mémoire, de temps en temps très courte et quelquefois très longue. Paix à l'âme de cet homme brisé.

Et la planète aussi, d'ailleurs. Le court terme des décisions politiques (à la Trump) ne fait pas bon ménage avec le long terme de la Terre. On lira avec intérêt cette étude (PDF) d'une ONG sur les grandes compagnies les plus polluantes (en gaz à effet de serre qui sont à l'origine principale du réchauffement climatique). Contrairement aux études précédentes qui travaillaient au niveau des pays, cette étude d'un nouveau gène liste par ordre décroissant les compagnies (en énergie fossile) les plus polluantes. On verra avec une "grande" satisfaction que la France y est bien représentée avec Total à la 19° place sur les 100 étudiées : "100 fossil fuel producers and nearly 1 trillion tonnes of greenhouse gas emissions"... C'est aussi une étude qui travaille sur le court terme (2015) et le long terme depuis le XIX° siècle. Juste un graphique pour vous "appâter", les détails sont dans le rapport ;)


jeudi 6 juillet 2017

Ah... Si ce blog était encore quotidien...

Eh oui. Si ce blog était quotidien, je pourrais y parler de tout un tas de choses plus futiles les unes que les autres et qui sont donc absolument nécessaires. En décidant de le faire aujourd'hui, sans obligation donc, s'agit-il d'une sorte de masochisme nostalgique, ou plutôt d'une tentation larvée et refoulée ? Seule une e-psychanalyse robotisée permettrait de le savoir, mais elle n'a pas (encore) été inventée par Google ou l'une des sociétés qui sera rachetée par Google ou un autre GAFSA.

Plongeons-nous donc dans le stupre de ces nouvelles fondamentalement sans intérêt. Elles ne dessinent pas le paysage de notre société, ni en creux ni en bosses, mais elles permettent de savourer le moment présent et de penser à l'avenir radieux.

Sans ordre autre qu'inconscient :

- Le jeu Pokémon Go (avec un accent) fête aujourd'hui son premier anniversaire. Ce jeu est toujours vivant (la preuve, j'y joue de temps en temps) même si les 100 millions de joueurs atteints l'été dernier ont beaucoup baissé depuis. Il a inauguré une nouvelle catégorie de jeu, autour de la réalité augmentée et de la géolocalisation, censé permettre au joueur de sortir dans la vraie vie, de marcher et de découvrir le monde. C'est un jeu calme, avec presqu'aucune action et peu de réflexion. Une sorte de Tamagotchi moderne et connecté. Un truc bien japonais et clairement plus adapté à la belle saison qu'à l'hivers plein de frimas. Même Le Figaro en parle, c'est dire ! Je vous mets deux images...

L'écran d'accueil actuel du jeu sur un iPhone. Heureusement il y a Pikachuuuuuuuu !

Comme quoi les Pokémon sont en avance sur le temps politique français...

- Vue dans la presse, cette initiative d'une prof de lycée qui en a marre des collections de perles et autres bourdes relevées dans les copies du Bac. Pour sortir de cette logique habituelle (en tous cas en France) qui est de noter et de remarquer l'échec plutôt que la réussite, elle a lancé une initiative pour recueillir les réussites des candidats au bac, à coups d'éclairs de génie et autres phrases intelligentes (dans tous les sens du terme, et il y en a un paquet). Le Monde en parle. C'est ici et dans toutes les matières (comme la ouate). La parole est aux élèves, via les profs. Un bel exemple.

- Un site étrange, féministe et décomplexant, mais aussi choquant et fait pour cela, c'est la "Bibliothèque des orgasmes", lancé par une marque commerciale mais qui dépasse ses créateurs. Histoire de montrer à tous - hommes et femmes, quelle que soit leur sexualité - que la vraie vie n'est pas comme dans les films XXX. Un site participatif (hum). Le doublage est un art et il s'applique à toutes sortes de situations. Lire cet article par exemple ou regardez cette vidéo mythique, sans rigoler je vous prie ! On n'en est pas au niveau sublime et situationniste de "La dialectique peut-elle casser des briques", mais quand même...

- Ah, et puis au fait, le nouveau pouvoir Macronien est en place. Tous les leviers sont à sa main. Il ne reste plus qu'à les actionner. Enfin ! On sait qu'en matière de politique, d'Etat et d'économie, les mesures prises par les autorités ne représentent qu'une partie des effets obtenus. Le reste (le principal) vient des autres parties prenantes et d'un climat de confiance qui ne se décrète pas. C'est donc une alchimie étrange.

PS : C'est aujourd'hui le début de la Japan Expo. Les connaisseurs apprécieront. Les parents sauront où sont leurs gamins. Les gamins y sont déjà... entre autres pour le cosplay et les 100 ans de l'animation japonaise (si, si).

PPS : On apprend aujourd'hui la mort de Pierre Henry. Que ceux qui n'ont jamais entendu les Variations pour une porte et un soupir se précipitent dessus... On connait tous la Messe pour le temps présent, même sans le savoir. J'en avais fait le générique d'une émission de radio au temps où elles étaient libres (de pub). Des artistes en ont fait des ballets... Lui en a simplement écrit et joué la musique. Entre autres.

vendredi 30 juin 2017

Dernier jour (de juin). Un voile tombe.

C'est vendredi et est de dernier jour de juin. Un jour où on devrait rire, s'amuser, parler du parfum tout proche des vacances. On pourrait même rire de la mort avec celle du Président Loulou de Montpellier qui voulait qu'on rigole après sa mort. On a le droit de rigoler de tout, n'est-ce pas ? Spécialement si on le fait avec respect ou irrespect joyeux.

Mais voilà. Simone Veil vient de mourir. On a le droit de ne pas rire, aussi. Je suis triste devant le départ de cette grande dame. Une vie bien remplie (et des hommages forcément un peu partout avec des nécrologies déjà écrites depuis longtemps comme ici dans Le Monde). Chacun en retiendra ce qu'il voudra. Moi, je retiens deux mots : combat et femmes.

Combat, lors de multiples combats, qu'on choisisse d'y aller ou qu'on s'y trouve mêlé, les combats demandent de la chance, de la volonté et de la force pour s'en sortir. Ce n'est pas donné à tout le monde. Madame Veil avait ces forces.

Femmes, car parmi d'autres elle a porté longtemps le combat pour les droits des femmes, et pas seulement lors de la loi sur l'IVG. Une voix forte et respectée, haïe des phallos à courte vue sur le moment. Il y a des gens comme ça, qu'on écoute parce qu'ils ont cette capacité à engendre le respect sans en faire un mandarinat ou des effets de manche de tribuns assoiffés de notoriété.


Respect, Madame.

jeudi 29 juin 2017

Dix ans déjà que l'iPhone est là... Le pari de Pascapple

Je vous parle d'un temps
Que les moins de dix ans
Ne peuvent pas connaître...


L'iPhone a dix ans aujourd'hui. (annoncé le 29 janvier, il n'a été commercialisé que le 29 juin 2007).
Une de ces révolutions rapides, mais non instantanées, qui a chamboulé notre monde. Les iPhone d'aujourd'hui ne ressemblent pas beaucoup au premier. Heureusement. Mais presque tous les téléphones, devenus smart depuis, ressemblent au concept initial. Et cela même si d'autres smartphones existaient un peu avant, sans réel succès.

Il reste quelques irréductibles, allergiques à ce type d'engin, bien sûr ou qui ne peuvent pas se les payer, même les clones pas chers ou tombés du camion. C'est une loi de la nature, qu'une règle sans exception ne puisse exister (y compris cette loi elle-même ;) Vive la récursion !

Xavier Niel - par ailleurs fondateur de Free sur la base du i(minitel)phone rose - a choisi ce jour pour inaugurer son incubateur géant à la Station F(reyssinet). Un lieu plein de créateurs, de créatures du numériques et de créations en plein allumage. Un beau symbole, lui qui a toujours admiré Steve Jobs et son marketing génial, jusqu'à adopter la même esthétique dans les pubs de Free et à piquer les mêmes musiques aux Stones.

J'ai dit marketing ? On accuse ou en encense souvent Apple pour son marketing génial (c'est-à-dire qui marche). On parle aussi de l'écosystème autour de l'iPhone, entre la musique, le magasin musical, les applications et leurs développeurs, le nuage et les services mobiles, etc. Mais il faut un point commun à tout cela. Un machin avec lequel l'intimité puisse se créer. Un machin qu'on puisse tenir contre soi (ou oublier entre deux coussins du canapé). L'iPhone a tout de suite joué ce rôle, même dans sa déclinaison iPod.

Moi, par exemple. J'avais à l'époque un vieux Nokia de merde, devenu aujourd'hui objet culte et même relancé (mal, d'ailleurs). Mon objectif était alors, simplement, d'avoir un téléphone. Incroyable, non ? Cela me suffisait. J'avais par ailleurs un iPod vieillissant et ancien modèle, et un gros ordinateur portable pour l'internet. Ca faisait du bruit quand je marchais. Clink-Clank. Quand l'iPhone est sorti, j'ai trouvé ça trop cher, trop limité et pas vraiment utile. Alors j'ai acheté un iPod Touch, en fait un iPhone complet sauf la fonction téléphone et sms. Super. Ca m'a duré quelques années, jusqu'à ce que le ridicule m'atteigne. Je faisais plus de trucs avec mon iPod Touche qu'avec mon téléphone, sorti à regret chaque fois qu'il fallait téléphoner ou texter. Un dinosaure honteux et de moins en moins pratique. Je ne suis venu à l'iPhone qu'à la version 4, histoire de recycler alors ces vieilles interfaces de téléphone.

Aujourd'hui, non seulement ce type d'appareil a changé notre façon de faire, en mobilité, mais il a ouvert des portes riches de potentiel. On a dit que l'iPhone d'alors était déjà plus puissant que les ordinateurs qui ont envoyé l'Homme (américain) sur la Lune. C'est certainement vrai, mais cela ne fait que démontrer l'importance du tissu autour d'une technologie, bien au-delà de la technologie. C'est la NASA, son réseau internet avant l'internet, ses experts (et ses expertes) et ses budgets qui ont réussi un tel exploit. Une technologie ne marche et ne marque que si elle est environnée d'un système qui emporte l'adhésion. Aujourd'hui, on ne parle plus vraiment du système Apple tant il s'est imposé comme une évidence. D'autres industriels ont adopté peu ou prou le même. D'ailleurs, de manière générale, moins on parle d'un système qui marche et plus cela veut dire que le système est adopté et accepté. Le nirvana de tous les directeurs marketing.

L'iPhone a révolutionné plusieurs secteurs. Il y en a tant que je ne peux pas les nommer. Regardez simplement autour de vous. Quelques exemples, le tout de mon crû comme dirait le Canard.

L'éducation. L'éducation en mobilité ou dans des zones non desservies, comme l'Afrique par exemple. Evidemment, des vieux Nokia suffisent pour des messages audio et texte et ont peut déjà faire beaucoup avec. Mais un palier est franchi avec ce type d'outil et de système. Avec en plus un facteur important qui change la relation enseignant-apprenant, car les échanges deviennent facilement bilatéraux et non uniquement "descendants". Les réseaux sociaux seraient-ils possibles sans de tels matériels ? Même s'ils ont commencé sur ordinateur, ils n'ont vraiment décollé qu'avec les applications sur smartphones, permettant une communication immédiate et à tout moment.

Le jeu. Avec des jeux pas chers du tout et même des "gros" jeux, l'iPhone est devenu progressivement une machine de jeu (et avec lui tous les smartphones). Même Nintendo, le roi du jeu, s'est mis à ce concept, avec sa trouvaille intelligente de la Switch, à laquelle j'avoue avoir succombé par fiston interposé. Prenez les jeux en réalité virtuelle ou augmentée par exemple. Il y a Pokémon Go mais il va y avoir beaucoup plus de choses en réalité augmentée, puisqu'un kit pour développeurs vient d'être diffusé. On commence à voir des trucs intéressants.

La relation humaine et sociale a-t-elle souffert de tout ça, va-t-elle souffrir, dans cette réalité augmentée que permet la mobilité ? Une vaste question qui ressemble de plus en plus à ces débats dogmatiques, dont les deux plus célèbres sont :
- vous préférez Mac ou PC (un vieux débat, marqué à l'époque par des pubs géniales)
- vous préférez les chats ou les chiens (un débat aussi ancien que le big bang et jusqu'au prochain au moins, et si vous ne savez pas, un test ici)

Face à ce genre de question, il suffit à mon avis de regarder les jeunes et leurs relations. On peut se plaindre des effets des ondes ou des écrans, on peut se plaindre des addictions, mais on voit simplement apparaître des comportements très différents, en plus des autres. Face à ce genre de question, comme souvent, il est nécessaire de se la poser, d'en parler avec d'autres, par tout moyen virtuel ou présentiel. Nécessaire, mais pas suffisant. Il faut aussi réfléchir et militer pour nos droits, en tant qu'humains utilisant ces technologies et pas seulement en tant que consommateurs de produits. Au fait, utilisateurs d'autres smartphones sous Android de Google, saviez-vous que tous les contenus de vos mails, si vous avez une adresse gratuite en Gmail, étaient lus par Google pour y chercher les moyens de vous envoyer plus de pubs ciblées ? Bienvenue dans le royaume de la pub envahissante.

A chacun son modèle économique me direz-vous et chacune des grandes compagnies GAFSA ou autres ont le leur. Celui d'Apple est simple : vendre de plus en plus de produits et de services à une communauté captive d'un système qui offre tout ou presque : pourquoi en sortir ? C'est ce qu'on pourrait appeler le Pari de Pascapple. Un pari réussi pour le moment...